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CONCEPT POUR LES JOURNÉES PORTES OUVERTES

Définition d'un concept pour les journées portes ouvertes a tenir dans le cadre du projet Join
Résumé des discussions préliminaires tenues par Antoine Bidegain et Benoît Lacherez - Projet Join. Mars 2004

1) Buts généraux

Le but des journées "portes ouvertes" est d'accroître l'attention des différents acteurs de la pédagogie envers les logiciels en licence libre et les thèmes liés à l'e-learning. Il s'agit de tirer partie de la fenêtre ouverte par le projet Join non seulement pour informer et montrer des exemples canoniques de bonnes pratiques, mais pour permettre un transfert réel et efficace dans les pratiques des enseignants.

Les journées portes ouvertes devront mettre en connexion étroite des institutions qui ont un rôle de prescripteur, avec les différents thèmes impliqués dans le champ des LMS en licence libre. Ceci impliquera de ne pas s'intéresser seulement aux outils, mais aussi aux moyens de leur donner du sens dans une situation pédagogique, et éventuellement de développer le cadre institutionnel pour les rendre soutenables.

2) Quel est le contexte ?

Le territoire que nous allons traiter en priorité est vaste (une des régions les plus étendues en France). Et nous allons nous adresser en priorité aux enseignants dans les écoles, qui est notre champ de spécialité dans le projet JOIN. Nous allons potentiellement étendre la dissémination à des écoles et des institutions d'enseignement sur l'ensemble du territoire national, c'est pourquoi nous devrons garder en mémoire l'idée que notre discours doit être réplicable et pas orienté localement.

Nous disposons d'atouts : nous ne débutons pas à zéro, et nous devrions pouvoir capitaliser sur les connaissances déjà diffusées dans le cadre du projet régional "Argos" (http://argos.ac-bordeaux.fr). De nombreux enseignants pilotes pourront aider à concevoir des journées utiles, aux contenus pertinents, en amendant les contenus que nous proposerons.

Quelques problèmes soulevés par les termes employés : les termes "professeurs" et "écoles" sont assez vastes : depuis les écoles élémentaires au post-baccalauréat, nous avons affaire à une variété de situations qui ne peuvent être considérées comme une réalité univoque. Il nous faudra de plus tenir compte, dans notre discours, des réalités territoriales, des pratiques existantes, et des types de besoin déjà exprimés par les enseignants, pour éviter un exposé trop théorique ou trop général.

C'est pourquoi nous allons diviser nos journées portes ouvertes en trois phases.
  1. Nous allons tout d'abord mettre en place des journées d'information, en visant spécifiquement des groupes cohérents d'acteurs susceptibles d'être intéressés par la problématique du e-learning:
    • Des enseignants, par discipline,
    • Par niveau
    • Par type d'institution.
    Le but de ces journées portes ouvertes sera de collecter des bonnes pratiques, et de recenser plus finement les besoins en fonction du contexte de chaque institution.
  2. Ces journées portes ouvertes vont progressivement mener à la préparation d'un macroévènement à l'échelle régionale, nationale et Européenne, pour catalyser les besoins et les volontés d'implication dans l'utilisation de LMS en licence libre. Il se tiendra en Janvier 2005. Cet évènement devra infléchir la position et la politique des institutions pédagiques pour ce qui a trait aux LMS en licence libre dans les écoles, et si possible obtenir cet effet au-delà des frontières de la région. Il devra avoir pour conséquence mesurable une augmentation du nombre d'écoles impliquées, plus de demandes de formation à l'horizon annuel +1, plus d'intégration de l'utilisation des LMS en licence libre dans les projets d'établissements.
  3. La troisième phase devra capitaliser sur cet évènement, et permettre la tenue de journées plus actives, avec un degré de participation supérieur ; ces journées devront comprendre une dimension de travail pratique et sur des cas concrets, avec moins d'exposés magistraux de réussites que dans la première phase. Nous organiserons les journées portes ouvertes d'après-janvier en nous inspirant du "Guide to the Dissemination of the Results of International Educational Projects".

3) Comment maximiser l'impact durant le projet

Pour nous assurer du fait que les journées portes ouvertes ne seront pas construites artificiellement, éviter l'écueil d'informations inutiles, nous les préparerons autant que possible en liaison avec les autorités pédagogiques pertinentes : coordonnateurs régionaux pour les réunions thématiques, directions des institutions et leurs enseignants pilotes quand il s'agira de s'adresser à une institution (un lycée, un collège). L'idée est ici de connaître à l'avance le niveau de sensibilisation et les besoins éventuels (en particulier les besoins informels) de l'équipe pédagogique.

4) Comment nous assurer du fait que le travail d'information ne sera pas perdu après le projet ?

S'agissant des écoles et des professeurs :

Les deux architectes principaux du projet JOIN (Antoine Bidegain and Benoît Lacherez) travaillent en connexion étroite avec Alain Pomirol, délégué académique adjoint aux TIC pour l'éducation, et avec liaison avec le Centre Académique aux Technologies de l' Information et de la Communication (CATICE, Rectorat de Bordeaux). C'est pourquoi, quand un besoin ou une attente auront été repérés, ils seront signalés au CATICE, qui demandera une formalisation de l'intérêt sous la forme d'une incorporation dans le projet d'établissement. Suite à cela, des cours de formation et des animations dans les écoles seront organisés, et un soutien par les moyens de communication TIC suivront, au cours de l'année scolaire.

Le but de ce dispositif de couplage est d'éviter une "sensibilisation vide", sans suivi étroit.

L'autre clé, pour s'assurer que les journées portes ouvertes auront bien des résultats effectifs en termes de pratiques, est lié au besoin, pour les enseignants, d'utiliser un LMS libre sans trop subir de "temps d'attente démobilisant" après la présentation formelle. Nous savons d'expérience que plus l'attente est longue, plus grande sera la déperdition d'intérêt. C'est pourquoi le Rectorat a choisi d'augmenter son offre publique d'hébergement d'un LMS libre, qui avait débuté dans le cadre du projet Argos (http://argos.ac-bordeaux.fr), et proposera ce service sous la forme d'un bouquet hébergé en un point central, incorporant une solution complète pour épouser les besoins de la communauté pédagogique. Le logiciel sera choisi parmi les meilleures solutions issues du travail intermédiaire d'évaluation du projet Join. Il sera choisi et amendé en liaison avec les utilisateurs.

Pour ce qui a trait aux institutions locales :

Les villes, départements et régions (qu'il s'agisse de l'Aquitaine ou d'autres régions) sont actuellement en train d'explorer de nouveaux thèmes liés aux LMSs...nous devrions faire attention à gagner un intérêt soutenu et à répondre aussi complètement que possible aux interrogations. Nous savons par avance que l'Open Source est souvent considéré avec beaucoup de préventions, en particulier des pouvoirs locaux, pour de multiples raisons (en partie parce que certaines logiques du logiciel libre ne sont pas réductibles aux procédures classiques de passation des marchés : construction en communautés, absente occasionnelle d'un interlocuteur unique, pérénité en question)...

Il nous faudra ici aussi aller au-delà des bonnes pratiques formelles exposées en salon.

Last modified 2005-06-08 03:04 PM
 


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